Projet pédagogique de design pour l’innovation sociale, où les étudiant.es choisissent leur sujet, leur terrain d’enquête et leur méthodologie de travail participatif.
Les perceptions de soi
(Math Bombrun)
Sentiment d’insécurité chez les personnes subissant des inégalités de genre dans notre société et qui sont inconscientes, insouciantes voire non reconnues par soi-même ou les autres.
Comment réduire toute forme d’insécurité morale ou physique des personnes qui subissent des inégalités de genre dans les toilettes publiques ?
Réalisation d’un miroir à reflet qui a pour but de susciter de la curiosité et inciter les personnes dans les toilettes publiques à se questionner sur leur différente perception de soi pour mieux comprendre celles des autres. Pour s’informer davantage, un site était également à disposition à côté de l’objet,
sous forme de QR Code.


Luly
(Jordane Caujolle)
Dans une ère numérique où certaines formes de matérialité sont en péril, il devient parfois difficile de conserver des traces claires de son histoire lorsque que l’on atteint un certain âge et que notre mémoire nous joue des tours. Qui plus est, la distance physique limite les interactions familiales et rend plus difficile l’entretien de nos souvenirs par le dialogue.
Comment favoriser la transmission et l’archivage de ses souvenirs via le renforcement du lien familial ?
Luly est un dispositif sous forme de formulaire mensuel contenant une question aléatoire à laquelle
répondre en famille, liée à un jeu de piste photo ainsi qu’une boîte à souvenir pour les seniors. L’objectif est d’inciter à la conversation via la transmission orale des souvenirs au sein de la famille tout en permettant leur conservation matérielle grâce au rassemblement de photos demandées par le formulaire. L’intérêt du projet est également de renforcer la connaissance des uns et des autres par le biais d’un dispositif ludique incitant à un dialogue intergénérationnel régulier sur des sujets
variés.


Parle plus fort, ça tourne !
« La première chose que je fais est d’allumer la télévision pour avoir un son, un bruit pour ne pas me retrouver dans un vide sonore » Daniel, 77 ans
Comment redonner aux seniors une place visible et valorisée dans la société en leur permettant de transmettre leurs savoirs et leurs expériences ?« Parle plus fort, ça tourne ! est un événement intergénérationnel où des jeunes filment les seniors. Les seniors, à travers cette vidéo, partagent un savoir-faire, afin de le transmettre au plus grand nombre via les réseaux sociaux. Ainsi, ils sont de nouveau visibles et revalorisés. »


Le Guide de communication
Faciliter la communication entre les personnes entendantes et sourdes
(Malvina Clauss)
Les personnes entendantes et sourdes entrent très peu en contact. Les personnes entendantes sont mal à l’aise d’échanger avec les personnes sourdes, qui elles, sont frustrées de ne pas comprendre, ce qui crée un isolement de leur part.
Comment inciter les personnes entendantes à entrer en contact avec les personnes sourdes lors d’événements organisés ?
La solution prend la forme d’un guide de communication qui contient trois outils présentés sur un petit carnet dépliable dans plusieurs sens. Le premier prend la forme de trois pages où l’on voit des schémas pour entamer une discussion en Langues des Signes Française (LSF). Le deuxième est une ardoise effaçable qui permet, grâce au feutre et au tissu accroché au guide, de pouvoir dessiner, faire des schémas ou écrire pour pouvoir communiquer. Le dernier outil se compose d’une page de papiers autocollants qui permet de laisser une trace des rencontres faites grâce à ce guide.


Bougeons-nous ou la flemme nous bouffera !
(Lucdrine Delard)Le suivi médical vise à suivre l’état de santé d’un individu et constitue un élément clé de la médecine préventive. D’autre part, les jeunes, une fois la majorité atteinte, délaissent le suivi médical au détriment d’autres préoccupations. Par ailleurs, par faute de communication sur le suivi médical, à sa mise en place et à son bon suivi, cela ne favorise pas l’initiation sur la prise en main de sa santé alors qu’il serait propice pour les jeunes.
Comment peut-on favoriser l’autonomie des jeunes adultes en les rendant acteurs de leur santé ?
Bougeons-nous ou la flemme nous bouffera ! est un challenge collectif, qui se présente sous la forme d’un dépliant constitué d’une grille de jeu. Chaque rentrée universitaire de première année de licence, un dépliant est fourni à deux étudiant.es afin de relever des défi s et se challenger toute l’année en binôme ! Par la réalisation d’actions, serais-tu cap de…, d’énigmes et bien d’autres. Ce dépliant se veut un moyen d’instaurer du défi entre étudiant.es et de permettre une autonomie de sa santé de manière collective. À l’issue de la grille de jeu, les deux étudiant.es se verront accorder 3 “vies” symbole de réussite et d’autonomie sur leur santé ! Une initiative qui encourage et félicite l’effort de tout un chacun.


L’accueil des Néo-Nîmois
(Fjolla Elshani)
Les échanges avec les bénévoles ont fait apparaître un premier constat : l’association repose principalement sur l’engagement de personnes âgées, tandis que les jeunes participent encore peu aux activités proposées. Pourtant, les enquêtes et les deux ateliers menés au cours du projet ont montré que ces deux générations ont des attentes qui peuvent se compléter. Les jeunes souhaitent découvrir Nîmes autrement, au-delà des lieux touristiques et d’une pratique rapide de la ville. Les aînés, de leur côté, cherchent à transmettre leurs souvenirs, leurs anecdotes et leur connaissance du territoire. Chacun peut donc apporter une réponse à l’autre : les jeunes offrent leur curiosité et un regard neuf, tandis que les aînés partagent leur mémoire et leur expérience.La difficulté vient surtout du fait qu’ils ne fréquentent pas les mêmes lieux et n’ont pas les mêmes rythmes de vie. Les jeunes passent davantage par les bars et les cafés, alors que les bénévoles se retrouvent principalement dans les espaces proposés par l’association. Il fallait donc trouver un point de rencontre déjà présent dans les habitudes de chacun. Les temps de repas, les pauses autour d’un verre et les moments passés à table sont ressortis comme des situations particulièrement favorables. Ce sont des instants où l’on ralentit, où la discussion s’installe plus naturellement et où les récits peuvent circuler.La proposition prend la forme d’un sous-verre en denim, déposé dans des bars et des cafés fréquentés par les jeunes. Chaque pièce porte une anecdote ou un souvenir lié à Nîmes. L’objet ne transmet pas seulement une information : il invite la personne qui le découvre à poser une question, à engager une conversation et à conserver la pièce pour la rapporter lors d’un pique-nique organisé ponctuellement par l’association.
Pendant ce repas, les participants peuvent accrocher leur sous-verre à ceux des autres. Peu à peu, les différentes pièces forment une grande nappe collective. Celle-ci devient la trace visible des personnes présentes, des histoires racontées et des liens créés pendant ce moment partagé. Le projet repose ainsi sur un passage entre plusieurs lieux : le bar, où le sous-verre attire l’attention, puis le pique-nique, où la rencontre devient réelle.
Le choix du denim fait directement référence à la toile de Nîmes. Les sous-verres sont fabriqués avec les bénévoles des ateliers de couture et de broderie de l’association, ce qui permet de les associer concrètement au projet. La forme reste simple afin que la production puisse être facilement répétée.À travers ce dispositif, le sous-verre devient un premier contact, tel un médiateur. Le récit donne envie d’en savoir plus et le repas permet aux personnes de se rencontrer réellement. Le projet crée ainsi un échange dans lequel chacun apporte quelque chose à l’autre, tout en découvrant Nîmes à travers des histoires personnelles. Vous trouverez également le lien vers une vidéo qui explique l’accueil à travers un récit.


L’Arbre-Lien
(Elyot Gréau)
En sortie d’enquêtes, les principaux facteurs de difficulté s’orientent autour de la rupture de liens sociaux et professionnels, et du rythme de vie, du temps long, tandis que les facteurs aidants sont la rencontre et les pairs.
Comment créer du lien social et s’occuper de sa santé mentale dans une période sans emploi?
La solution retenue consiste en un dispositif accessible à la fois dans les espaces collectifs associatifs et publics liés à la recherche d’emploi, à la réinsertion ou au lien social de personnes isolées, sous forme de poster interactif où le public peut partager des messages, activités et contacts, et à la fois de façon numérique sous la forme d’un carnet feuilletable et éditable régulièrement par les organismes.


Parenthèse
L’enquête met en lumière la solitude, l’épuisement émotionnel et le sentiment d’effacement vécus par les parents d’enfants hospitalisés. Elle révèle également leur besoin essentiel de soutien, d’écoute et d’espaces accessibles pour ne pas traverser cette épreuve seuls.
Comment peut-on reconnaître la place des parents d’enfants hospitalisés et les rendre visibles dans le système hospitalier ?
La solution proposée prend la forme d’un espace de soutien situé dans l’espace vert de l’hôpital,
conçu comme un lieu calme, libre et bienveillant pour les parents. Elle s’appuie sur des assises
modulables, que les parents peuvent déplacer et combiner selon leurs besoins. Des fragments de phrases inscrits au dos des assises permettent, à travers leur assemblage, d’exprimer symboliquement leurs émotions et leur vécu. Cet espace offre ainsi la possibilité de s’asseoir en silence, d’échanger avec d’autres parents ou simplement de laisser libre cours à ses émotions.


Repère tactiles et auditifs
Le dispositif mis en place est le résultat d’un travail de recherche sur les déplacements des personnes en situation de déficience visuelle dans la ville de Nîmes. Son objectif est de créer des points de repère tactiles et auditifs dans des zones stratégiques, afin de guider les usagers vers des lieux précis grâce à des reliefs au sol.
Ce projet vise avant tout à favoriser l’autonomie et la sérénité des personnes malvoyantes ou non-voyantes dans leurs déplacements. Cependant, il est conçu pour être accessible à tous : touristes, piétons voyants ou toute personne souhaitant s’orienter plus facilement.
Un système de bandes podotactiles colorées et repérables a été installé pour, d’une part, guider les personnes malvoyantes grâce à leur texture et leur contraste visuel, et, d’autre part, alerter les autres usagers qu’ils entrent dans une zone sécurisée et dédiée.
Enfin, pour compléter ce dispositif, un système sonore a été intégré. Pour activer le guidage sonore, les usagers peuvent utiliser une télécommande universelle (un boîtier portable). Ce dispositif, standardisé et déjà utilisé dans de nombreux aménagements urbains (comme les feux piétons sonores), permet de déclencher des messages vocaux à la demande. Par exemple : « En suivant les bandes au sol à votre droite, vous arriverez sur la route de la mairie. »
Cette répétition d’informations à des emplacements pratiques et accessibles simplifie l’apprentissage des trajets et renforce la confiance des usagers.


7 jours pour la vie
Chaque année, près de 200 000 animaux sont abandonnés en France (source : VetAgro Sup), principalement en raison d’un manque d’anticipation des adoptants face aux responsabilités qu’implique un animal. Les refuges, saturés, ne disposent plus de temps suffisant pour accompagner et sensibiliser efficacement ces derniers. Bien que l’État ait instauré un Certificat d’Engagement et de Connaissance, ce document, jugé peu engageant, est rarement lu avec l’attention requise et ne parvient pas à susciter une véritable prise de conscience.
Comment accompagner les adoptants, de la réflexion à l’arrivée de l’animal chez eux, sans surcharger davantage les refuges ?
« 7 jours pour la vie » est un escape game, pensé pour accompagner les futurs adoptants durant les 7 jours de réflexion précédant l’adoption d’un animal.
Distribué par les cédeurs (refuges, éleveurs…), ce dispositif propose une mission par jour, chacune dédiée à une thématique liée à la vie avec un animal : budget, vacances, besoins vétérinaires, droits et obligations, organisation quotidienne… À l’issue de la semaine, la solution trouvée est alors vérifiée par le cédeur, offrant un moment d’échange autour des réalités de l’adoption.
« 7 jours pour la vie » garantit ainsi une réflexion sérieuse de la part de l’adoptant.e, et décharge les refuges d’un temps de sensibilisation, sans pour autant le laisser de côté. Son format ludique permet également de maintenir l’engagement du joueur jusqu’au bout.


Le lien au quotidien
Le secteur de la propreté compte plus de 600 000 salariés en France travaillant au sein de 16 000 entreprises. Bien que ce métier soit un vecteur d’accès à l’emploi, la rémunération reste faible par rapport à la pénibilité physique et aux contraintes de santé associées. Les agents souffrent surtout d’une profonde invisibilité sociale. Cette absence d’interactions directes coupe tout lien social et prive les professionnels de la reconnaissance de leur travail.
Comment rendre visible le travail des agent.es de propreté et recréer du lien social avec les employés au sein de l’entreprise ?
Le projet a abouti à un écosystème global qui réinvente l’organisation et l’espace de travail :
Le Lieu de Lien : Aménagement d’un espace de convivialité physique au sein de l’entreprise où sont affichés les plannings de la semaine, les événements (et « Les petites histoires du quotidien ». Ce mur présente les portraits et anecdotes des agents pour briser l’anonymat et favoriser le partage.
L’Équilampe & le Scénario d’usage : Un objet-médiateur physique (lampe et porte-objets) posé sur chaque bureau. L’agent dépose un jeton de service à son passage (ex : poubelle vidée), ce qui fait basculer l’objet qui matérialise sa présence. En arrivant, l’employé répond par un mot ou un remerciement, ce qui rétablit l’équilibre physique de l’objet et instaure un dialogue.
Une autre forme de planning : Une réorganisation du temps de travail basée sur un cycle de 7 semaines. Une fois par cycle, une matinée de travail en cohabitation est organisée de 8h à 11h. Les agents et employés travaillent en même temps, permettant de se croiser directement, et partagent un moment de convivialité autour du rituel du café/échange.

Oyez-Oyez
La vie associative et collective, pourtant essentielle dans le parcours d’un étudiant, est en baisse dans de nombreuses universités françaises. Ce projet s’interroge sur les origines réelles de cette situation et tend à proposer une solution ludique pour dynamiser et encourager l’initiative étudiante.
Comment susciter l’engagement des étudiants de Nîmes Université ? Comment faire pour que l’étudiant passe de spectateur à acteur ?
Le Oyez-Oyez est un dispositif mobile qui offre la possibilité aux étudiants et diverses associations de promouvoir leurs actions au travers de micro-événements spontanés. Pouvant contenir flyers, boissons ou posters, il permet aux étudiants de s’y regrouper en rond autour d’un café et d’une musique et ainsi discuter et de créer du lien. Le Oyez-Oyez encourage ainsi la rencontre humaine à l’origine des initiatives et des projets.


Domus
Voyager avec les autres étudiants européens.
(Alexandra Sermier)
En forte augmentation, le tourisme de masse a des impacts environnementaux, sociaux et économiques. Le voyage et les échanges jouent un rôle essentiel pour le développement des jeunes, mais aussi pour les universités et la recherche. Cependant, les étudiants restent souvent dans le tourisme de masse et choisissent les options les plus accessibles.
L’authenticité du voyage
Comment encourager les jeunes à sortir du tourisme de masse ?
Avant d’être des endroits touristiques, les lieux qu’on visite sont la maison de quelqu’un. L’application Domus propose une autre façon de construire son voyage, avec les personnes locales. De cette manière, le désir de voyager des jeunes est nourri tout en créant le cadre pour une introduction plus naturelle, plus réfléchie et plus authentique dans l’endroit visité. L’application vise à constituer un réseau entre les universités d’Europe. Grace à celle-ci, les étudiants vont pouvoir se rencontrer et voyager les uns chez les autres, mais aussi échanger sur des façons de voyager plus responsables, en mettant toujours l’accent sur l’humain et l’échange.


Visible, Invisible
Les insécurisées de usagères dans l’espace public
(Lorène Taburiaux)
Un sujet très complexe de prime abord, avec une approche centrée autant sur les usagères que sur les usagers. Ce qui as permit d’avoir une vision d’ensemble sur le problème, et de pouvoir identifier plus efficacement les freins.
Comment créer un dispositif, avec les usagers, permettant d’atténuer les insécurités des usagères dans les l’espace public ?
Création d’un festival et d’un ensemble de dispositifs annexé à Angela pour favoriser la sensibilisation, et la mise en place de nouvelles initiatives pour atténuer les insécurités des usagères dans l’espace public. Les deux mots qui encadrent le projet sont “réhabiliter” et “alerter”.


