En partenariat avec le Conseil Départemental du Gard.
Comment favoriser le sport pour toutes et tous, pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes ?
Récréons Mixte
(Alexandra Galzin, Manon Jumar, Cylia Melet)
Au collège.
Les garçons occupent majoritairement l’espace dans la cour, ce qui tend à normaliser le retrait des filles favorisant l’expression de comportements et de propos sexistes, qui se ressent également en cours d’EPS. Ce qui contribue au décrochage sportif des filles.
Comment le collège peut-il devenir un espace de lutte contre le sexisme afin de limiter le décrochage des filles dans le sport ?


RécréonsMixte est un projet de réaménagement de la cour de récréation visant à favoriser une répartition plus équitable de l’espace entre les filles et les garçons. L’organisation proposée structure la cour en trois zones complémentaires, afin que chacun·e puisse investir un espace adapté à son niveau d’énergie et à ses besoins. Une zone calme est dédiée au repos et au ressourcement, permettant de lire, dessiner, discuter ou simplement se détendre. Une zone de mouvement offre la possibilité de bouger librement, sans bousculade, grâce à des activités matérialisées par des marquages au sol. Enfin, une zone de défoulement est destinée aux activités plus intenses et à la dépense d’énergie.
Ce réaménagement vise à réduire les inégalités d’occupation de l’espace, à limiter les situations favorisant les comportements sexistes et à encourager une cohabitation plus inclusive entre les élèves. En structurant les usages de la cour, le projet tend à soutenir un sentiment de légitimité de chacun·e à prendre sa place, à améliorer le climat scolaire et à agir, à plus long terme, sur les mécanismes de retrait et de décrochage, notamment chez les filles.



Tu dirais ça à ta mère ?
(Léna Chevalier, Manon Thevenin, Nina Seifritz)
Au lycée.
Les analyses du terrain montrent que le sexisme découle de normes sociales à respecter, à défaut, des comportements inappropriés, voire du harcèlement, peuvent apparaître de la part des autres élèves, filles comme garçons. Cela pousse généralement les garçons à performer davantage dans le sport, tandis que les filles sont incitées à être studieuses et bien apprêtées (par exemple, éviter de transpirer), ce qui les éloigne de la pratique sportive.
Comment favoriser l’empathie, pour réduire la pression du regard de l’autre ?


Le projet prend la forme d’un livret d’outils à destination des équipes éducatives, conçu pour être utilisé auprès des lycéens. Il rassemble des jeux, des mises en situation et des supports visuels ayant pour but de rendre visibles les effets de certains comportements, déconstruire les stéréotypes de genre et favoriser des dynamiques plus respectueuses pour toutes et tous.



La « Billie Jean »
(Aurélie Lemaignen, Léna Morton, Nelly Forembacher)
Dans la gouvernance des clubs sportifs.
Selon l’Insee, 46% des femmes sont engagées bénévolement dans les clubs sportifs, néanmoins seulement 34% de ces femmes sont engagées dans un poste à responsabilités. L’aspect chronophage de l’engagement bénévole est en partie responsable de ce déficit. Alors que des préconisations pour une meilleure représentation des femmes et des objectifs de parité sont à l’œuvre à l’échelle des fédérations sportives, à l’échelle des clubs, il s’agit de faire face en premier lieu à la difficulté de recruter des bénévoles engagé.es.
Comment imaginer des formes d’engagement plus inclusives et flexibles ?



Moins les femmes sont représentées dans un club, moins il y aura de participation volontaire des femmes dans le bénévolat et donc moins elles auront accès aux postes à responsabilités. La “Billie Jean” (nommée d’après la grande joueuse de tennis Billie Jean King) est un dispositif itinérant et modulable offrant la possibilité de faire cohabiter vie personnelle et vie associative. La proposition vient répondre à un besoin primordial dans les clubs : trouver le moyen de renforcer la présence des bénévoles et de les réunir autour d’un projet fédérateur élargi. Il s’agit de conférer à l’engagement associatif dans les clubs de sport une dimension sociale et élévatrice qui dépasse les limites des terrains de jeu. Car, comment renforcer la présence des femmes dans toutes les instances des clubs si le bénévolat lui-même est en déclin ? La “Billie Jean” est donc une remorque aménagée et engagée, se déplaçant de club en club, qui peut déployer des espaces de garde d’enfants, des espaces de travail, de formation et de sensibilisation tout en offrant les moyens nécessaires à des temps conviviaux et fédérateurs.



